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dimanche 26 août 2018
François Varillon: Le mystère de la Création
La création n'est pas une énigme qu'il s'agirait de faire disparaître.
Ce qui est révélé en premier lieu dans la Bible ce n'est pas le Dieu créateur mais le Dieu libérateur. Ce qui est au cœur de la Bible c'est l'exode, c'est-à-dire le mystère de la libération d'Israël et ce qui est au cœur de notre foi c'est notre accès à la liberté même de Dieu: devenir intérieurement libres comme Dieu est libre, c'est ce que nous appelons notre divinisation, nous participons à la vie même de Dieu.
Le monde est une réalité distincte de Dieu. Le monde n'émane pas de Dieu comme le fleuve émane nécessairement de la source.
La création n'est pas une fabrication car Dieu est amour et l'amour ne fabrique pas car une fabrication aboutit à des objets, des choses toutes faites. Dieu ne peut que ce que peut l'amour et l'amour ne fabrique pas du tout fait. L’Amour ne peut créer que des créateurs. Nous sommes des créatures mais nous sommes des créatures créatrices. Dieu n'aurait jamais fabriqué une créature qui ne serait pas créatrice.
L'acte créateur n'est pas un commencement chronologique. Ne disons pas Dieu a créé le monde mais Dieu crée le monde.
Quatre mots à éliminer: dégradation, vieillissement, fabrication et commencement: cela n'a rien à voir avec l'idée chrétienne de la création.
L'acte créateur n'est pas au commencement comme une chiquenaude qui lance le Monde dans l'existence. Il est au cœur de l'existence même.
La question fondamentale c'est de savoir pourquoi il y a quelque chose et non pas rien, quelle est la raison d'être de notre existence.
Dieu n'est pas une puissance qui domine, c'est une puissance éveillante. Dieu crée par l'influx de sa contagion éveillante.
L'acte créateur, bien loin d'être une production, une fabrication est l'acte par lequel Dieu s'efface pour laisser surgir des libertés qui ne sont pas lui. L’acte créateur, c'est l'acte par lequel, éternellement Dieu renonce à être tout.
Dieu créé l'homme comme la mer fait les continents, en s'en retirant. Je ne peux imaginer Dieu comme un astre qui se fabrique des satellites. Un tel Dieu je ne pourrais pas l'aimer.
« L’Univers m’embarrasse et je ne puis songer que cette horloge existe est n'ait point d'horloger. » (Voltaire) Si Dieu est l'horloger qui fabrique une horloge je suis en droit de lui dire: vous êtes un très mauvais horloger, votre horloge nous sonne jamais à l'heure!
Si Dieu a créé des hommes se créant, si Dieu respecte la liberté créatrice des hommes, nous comprenons que l'homme tâtonne, que l'histoire du monde ne se passe pas sans reculs, retards. Dieu n'est pas interventionniste. Il n'intervient que rarement par le miracle.
Il y a une évolution créatrice. Il n'est pas digne du créateur de créer du tout fait.
L'enfant qui vient au monde est un être préfabriqué. Il subit certains conditionnements mais il doit devenir origine de lui-même. Dieu a créé l'homme capable de se faire libre. L'homme n'est vraiment homme que dans et par sa liberté.
mardi 3 juillet 2018
Si Dieu existe, pourquoi le mal ?
"Pour moi, le mal dans le monde est la meilleure preuve que Dieu n’existe pas. Toutes ces famines, ces guerres, ces perversions… Si Dieu était bon et tout-puissant, il ne laisserait pas faire !" (Fanny)Le Père François Varillon a donné des conférence sur ce problème du mal.
Débat entre Fanny et le père Denis Biju-Duval - Controverse.
Ci-dessous vous trouverez celle qu'il a donnée à Chalons-sur-Saône
Cette conférence est divisée en cinq parties:
1ère partie:
2ème partie:
3ème partie:
4ème partie
5ème partie
lundi 20 novembre 2017
Découvrir l'islam
« L’Islam ne s’est pas contenté de régner sur un vaste empire qui enfermait les chrétiens en Europe. Il ne se nourrissait pas seulement des trafics marchands à travers l’Asie, l’Afrique et l’Espagne.
Il brillait aussi de tous les feux de la culture, ayant retrouvé en Syrie et en Iran, les traductions des grands auteurs de l’Antiquité classique. Juifs et chrétiens enseignaient dans les universités aux côté des musulmans, à Bagdad comme à Cordoue et à Tolède. C’est même sur la base des grands livres encyclopédiques des maîtres musulmans que la scolastique chrétienne prit son essor à partir du XIII° siècle. » (Jean Boisonnat, Dieu et l'Europe, p. 24)
Il brillait aussi de tous les feux de la culture, ayant retrouvé en Syrie et en Iran, les traductions des grands auteurs de l’Antiquité classique. Juifs et chrétiens enseignaient dans les universités aux côté des musulmans, à Bagdad comme à Cordoue et à Tolède. C’est même sur la base des grands livres encyclopédiques des maîtres musulmans que la scolastique chrétienne prit son essor à partir du XIII° siècle. » (Jean Boisonnat, Dieu et l'Europe, p. 24)
Pour connaître l’islam on peut écouter l’une des conférences du Père François Varillon qui sait mettre l’essentiel en lumière.
Première partie: Le Dieu de la Bible, Dieu du Judaïsme, du Christianisme et de l'islam
Deuxième partie: l'islam et l'incarnation
Troisième partie: Découvrir le CORAN
Quatrième partie: Le CORAN (suite)
Cinquième partie: Le CORAN ET LA BIBLE
Sixième partie: Dialogue nécessaire en évitant le compromis facile
mardi 7 novembre 2017
La discrétion de Dieu
Dieu seul respecte absolument la liberté de l’homme. Il l’a crée: ce n’est pas pour la pétrifier ou la violer. C’est pourquoi jamais il ne crie ni n’impose. Il suggère, il propose, il invite. Il ne dit pas “Je veux”, mais “Si tu veux…”
Des expressions comme “commandements de Dieu”, “volonté de Dieu” doivent être critiquées, comprises selon l’amour. Dieu ne reproche pas: il abandonne ce soin à notre conscience. “Il est plus grand que notre cœur” (1 Jn 3, 20).
Il reste caché pour ne pas être irrésistible; son invisibilité est pudeur. Il ne veut pas que nous puissions le “prouver” de telle manière que notre raison soit contrainte. L’indiscrétion, incompatible avec la majesté, signifierait une extension de l’amour de soi: cela même que finalement nous discernons à la racine de nos impérialismes et de nos cléricalismes. Mais la voix de Dieu se distingue à peine du silence: c’est une “voix de fin silence”. (François Varillon - L’humilité de Dieu, Bayard, p. 136)
Des expressions comme “commandements de Dieu”, “volonté de Dieu” doivent être critiquées, comprises selon l’amour. Dieu ne reproche pas: il abandonne ce soin à notre conscience. “Il est plus grand que notre cœur” (1 Jn 3, 20).
Il reste caché pour ne pas être irrésistible; son invisibilité est pudeur. Il ne veut pas que nous puissions le “prouver” de telle manière que notre raison soit contrainte. L’indiscrétion, incompatible avec la majesté, signifierait une extension de l’amour de soi: cela même que finalement nous discernons à la racine de nos impérialismes et de nos cléricalismes. Mais la voix de Dieu se distingue à peine du silence: c’est une “voix de fin silence”. (François Varillon - L’humilité de Dieu, Bayard, p. 136)
vendredi 14 juillet 2017
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